L’industrie publicitaire quĂ©bĂ©coise, reconnue pour son dynamisme et sa crĂ©ativitĂ©, traverse des jours difficiles. Depuis l’an 2000, elle aurait perdu plus de 100 millions de dollars, selon l’Association des agences de publicitĂ© du QuĂ©bec (AAPQ) qui a mis en place une stratĂ©gie pour protĂ©ger cette industrie, qui soutient 60 000 emplois et gĂ©nère des retombĂ©es de 5,2 milliards de dollars.
Les causes de cette Ă©rosion sont multiples. ” La migration des centres dĂ©cisionnels hors du QuĂ©bec fait mal, constate Yanik DeschĂŞnes, pdg de l’AAPQ. De MontrĂ©al, ils sont passĂ©s Ă Toronto, New York, Londres… ” Aussi, l’avènement de nouveaux mĂ©dias et plateformes technologiques a entraĂ®nĂ© la fragmentation des budgets publicitaires. Sans compter que les agences quĂ©bĂ©coises doivent de plus en plus composer avec la concurrence venue du monde entier. Autre tuile : les annonceurs tendent Ă rĂ©duire leurs dĂ©penses en publicitĂ©, une tendance aggravĂ©e par la crise Ă©conomique mondiale.
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