Le comportement des consommateurs est plus que jamais influencĂ© par les nouvelles technologies. Oubliez le marketing traditionnel. L’avenir est dans l’interactivitĂ©. Portrait du consommateur «intelligent».
«Le rapport de force entre consommateurs et dĂ©taillant a complètement changé», indique Alain Dumouchel, associĂ© Services mondiaux chez IBM. La plus rĂ©cente Ă©tude du gĂ©ant de l’informatique, rendue publique aujourd’hui, rĂ©vèle que la technologie transforme plus que jamais le comportement des consommateurs.
Du coup, les dĂ©taillants n’auront d’autre choix que de proposer des promotions et des produits plus personnalisĂ©s et les joindre par le truchement des mĂ©dias sociaux. Fini l’Ă©poque du marketing traditionnel.
L’Ă©tude indique, entre autres choses, que 84% des consommateurs veulent utiliser des sites Web pour se procurer et imprimer des coupons; 75 % veulent se servir de leur tĂ©lĂ©phone mobile pour savoir oĂą se trouve le magasin le plus proche; 72 % veulent savoir quels produits sont en stock dans un magasin avant de s’y rendre.
Lorsqu’il s’agit d’adopter de nouvelles technologies pour magasiner et faire des achats, 48 % des Canadiens privilĂ©gient les sites Web, plutĂ´t que les bornes interactives en magasin (31 %), la tĂ©lĂ©vision (9 %) ou les tĂ©lĂ©phones mobiles (4 %).
Cependant, parmi ceux qui se disent disposés à utiliser leur téléviseur pour magasiner, 51 % se serviraient de leur télécommande pour faire un achat.
Pour les consommateurs qui sont disposés à faire des emplettes à partir de leur téléphone mobile, 43 % utiliseraient des textos pour faire un achat.
Enfin, 16 % des consommateurs interrogĂ©s ont rĂ©pondu qu’ils “suivraient” probablement un dĂ©taillant sur un rĂ©seau social, tel Facebook ou Twitter.
Les consommateurs sont aussi plus enclins Ă prendre part au façonnage et Ă la rĂ©ussite de leurs marques prĂ©fĂ©rĂ©es. Soixante-neuf pour cent des Canadiens interrogĂ©s ont rĂ©pondu qu’ils veulent collaborer avec des dĂ©taillants Ă la «coconception» de nouveaux produits et faire des suggestions sur des services qui rĂ©pondraient mieux Ă leurs besoins personnels.
Ă€ noter : les consommateurs canadiens sont moins enclins que ceux de la Chine, l’Inde, le BrĂ©sil et le Royaume-Uni Ă faire leurs achats ailleurs que chez leur dĂ©taillant principal, mĂŞme si on leur offre de meilleurs prix ou, encore, un choix de produits ou des programmes de fidĂ©lisation plus intĂ©ressants. Seuls les consommateurs des États-Unis se disent moins disposĂ©s Ă changer de dĂ©taillant pour ces raisons.
Source: LesAffaires

