Les logotypes des jeux olympiques et leurs mascottes font l’objet de nombreux points de vue… pas souvent flatteurs, reconnaissons-le. Mais quelle est la mission pour le designer de ce type de crĂ©ation ? Jean-Jacques Evrard de Pentawards, donne son point de vue…

Olympiques 2016
Alors que Beijing n’a pas encore Ă©patĂ© la planète, que Vancouver 2010, London 2012 et Sochi 2014 sont loin encore des feux de la rampe, voici que 7 villes ont dĂ©jĂ planchĂ© sur leur candidature aux JO 2016 ! Qui de Baku, Chicago, Doha, Madrid, Praha, Rio ou Tokyo sera la prochaine ville olympique ? Qu’importe. Ce sera au comitĂ© olympique d’en dĂ©cider, sur base de candidatures, de pressions politiques et commerciales, de « à chacun son tour », du genre : après London, certainement pas Madrid, après L’Europe, pourquoi pas les AmĂ©riques…
Ce qui importe au designer et suite au pertinent message d’Olivier Raymond sur le logo de London 2012 c’est le formidable challenge qui se prĂ©sente aux agences qui auront la chance de travailler sur ce projet. Car en effet, existe-t-il mission si longtemps planifiĂ©e Ă l’avance. Des 7 villes actuellement en lice, certaines seront retenues en juin 08 comme villes candidates et la ville gagnante sera connue le 2 octobre 09 soit 7 ans avant les jeux… et que la majoritĂ© des mĂ©daillĂ©s 2016 sont encore des enfants !
Le rĂ´le des designers est donc, dans un monde qui aujourd’hui Ă©volue Ă la vitesse de l’internet, de crĂ©er logo et applications pour l’évĂ©nement mondial le plus visible qui soit… 80 mois Ă l’avance.
Il leur faut donc faire preuve de vision, d’audace et surtout de courage car à rester dans « l’attendu », (ce que le peuple demande), ils risquent plus encore de recevoir une volée de bois vert. Bien sûr la profession aime - adore même - critiquer les nouveautés. On l’a vu avec London 2012. Mais à quoi sert de crier « pas beau » pour une image, une marque, qui a été entérinée par des comités importants, lancée à grands frais, à grand bruit. Ces « pas contents » ont-ils, ne fussent qu’une seconde, la conviction qu’ils vont être écoutés et que le fruit de leur « pas d’accord » va être derechef retiré du paysage ?
Quand les dĂ©s sont jetĂ©s, les jeux sont faits. Ne faut-il pas, dans ces cas laisser le temps Ă la marque de montrer ce qu’elle a dans le ventre. Bien trop souvent, on juge sur un simple logo alors que ce sont les applications qui font les marques. Barcelone a cassĂ© les codes avec son logo et sa mascotte d’inspiration miro-piccasso. Los Angeles a apportĂ© la couleur, la musique, les habits funs des prĂ©sentateurs. London a son tour fait la non conformiste… on devait s’y attendre, non ?
En attendant, un coup d’œil sur les logos des villes candidates aux jeux de 2016 dĂ©montre la maturitĂ© des designers locaux… intĂ©ressant sachant que l’utilisation des anneaux est interdite pour les logo de candidature. Mais pour ces villes, l’essentiel est de gagner, pas de participer ! Faites votre choix et allez sur le site ci-dessous pour dĂ©couvrir les dossiers de candidature des 7 villes.
Source: www.admirabledesign.com